Tuto/articles pour apprendre le foil


#1

Nous avons tout a réapprendre et de toute évidence, maitriser la théorie et les bons gestes est la meilleur base pour apprendre rapidement et en sécurité.

Dans ce post, je vais essayer de vous recopier les meilleurs tutos sous forme d’articles que l’on croise sur le net.
Nous pouvons aussi y mettre nos tours de main et nos conseils pour aider les autres.
Je vais créer un post pour les tutos vidéo également.


#2

###Je commence donc avec un super article trouvé sur http://universkite.fr

#FOIL – COMMENT ÇA MARCHE ?

Le foil n’est pas aussi inaccessible que ce que la légende veut bien vous faire croire, mais pour éviter de se payer des séances interminables de rodéo, il est très important de comprendre comment marche un foil et de gérer la portance. La plus grosse erreur des galériens est de vouloir absolument voler…

#MATÉRIEL

Equipement
Casque, gilet de flottaison, chaussons et gants pour se protéger des chocs contre le foil.

Niveau
Savoir piloter son aile dans tout type de conditions sans la faire tomber.

Planche
Du volume et de la largeur sur toute la longueur (stabilité latérale et longitudinale). Avec du volume, c’est un peu plus difficile de basculer le foil au waterstart mais cela vous aidera à progresser plus vite car plus de flottabilité pour prendre de la vitesse à plat et plus de tolérance lors des touchettes.

Footstraps
Trois dont deux à l’avant en V (plus facile pour prendre ses repères d’équilibre). Avec deux footstraps, il y a un risque de se vriller le genou en cas de chute en avant. Fixez les footstraps sur les inserts les plus avancés et ouvrez-les beaucoup plus qu’en twin tip pour vous dégager facilement. Avec un seul footstraps sur l’axe longitudinal, la position est inconfortable au waterstart et en navigation à plat.

Foil
Foil freeride accessible avec une aile avant très porteuse.

Les foils de freeride nécessitent moins de vitesse pour voler et les accélérations sont progressives. Un foil performant impose d’aller vite pour voler et une fois hors de l’eau, les accélérations sont difficiles à contrôler. En plus de prendre peur, les chutes sont assez violentes.

Longueur du mât
Entre 75 cm et 95 cm. Un mât inférieur à 1 m est plus facile à contrôler en navigation à plat. Les amplitudes de variation de hauteur sont plus faciles à gérer.

Aile
Puissance en haut de fenêtre et très grand dépower. Il faut être toilé normalement pour ne pas sans cesse relancer l’aile, source de déséquilibre (12 noeuds = 12 m2). Longueur de ligne de 30 mètres, c’est la taille optimale pour avoir une traction constante. Pour le vent très léger (inf. 10 noeuds), vous pouvez monter jusqu’à 50 mètres de ligne mais en cas de chute, préparez-vous à un retour à la nage.

Vent
Régulier side à side onshore, plan d’eau plat.

#LES TROIS CAUSES DE CHUTE

Excès d’incidence = chute en arrière
C’est ce qui arrive si le poids du corps est sur la jambe arrière

Excès de portance = chute en avant
Le foil monte trop haut et l’aile cavite puis décroche.

Chercher à voler
Le foil est comme un avion, il a une vitesse seuil à partir de laquelle il peut porter le rideur et le matos. En fonction des modèles, cette vitesse est plus ou moins élevée.

#PRINCIPES DE BASE POUR PROGRESSER EN FOIL

Le foil se gère avec le poids du corps, par déplacements du bassin et des épaules, et non pas avec les pieds.

Gérer la portance
Dès que le foil commence à monter, il faut fléchir à fond et choquer, c’est tout. Plus vous progresserez, plus l’amplitude de la flexion et de la course de border/choquer sera faible.

Fente avant
Cela se définit par l’action de mettre du poids sur la jambe avant. De part sa forme liée au shape asymétrique entre l’intrado et l’extrado, l’aile avant du foil sustente. Si la vitesse augmente, la sustentation aussi, donc il faut contrer cette force en mettant le poids du corps sur la jambe avant.

#AILE AVANT ET COUPLE PIQUEUR

Tout profil porte et déporte naturellement ce qui créé le phénomène de tangage. Pour illustrer, prenons l’exemple de l’aile d’une maquette d’avion. Si on la jette, elle va se mettre à vriller très vite car en prenant de la vitesse, elle monte puis décroche car trop d’incidence et reprend de la vitesse en tombant, etc… Le fait que l’aile avant déporte naturellement est lié au couple piqueur, couple lié au shape de l’aile avant. A basse vitesse, le couple piqueur est faible. Avec l’accélération, le couple piqueur augmente de façon exponentielle.

#LE RÔLE DU STABILISATEUR

Quelle que soit la forme du stabilisateur, son rôle principal est surtout d’atténuer le phénomène d’oscillation. Dans son comportement, un foil se comporte plutôt comme un planeur que comme un avion qui a tout le poids à l’avant des ailes.

Stabilisateur déporteur
Le stabilisateur déporteur équipe la grande majorité des foils du marché et annule ce couple piqueur.

Stabilisateur neutre
Un stabilisateur neutre gomme les oscillations de l’aile avant.

Stabilisateur porteur
Cette forme facilite la répartition du poids du corps entre le pied avant et le pied arrière ainsi qu’une meilleure glisse à basse vitesse.

Au-delà d’une certaine vitesse, assez élevée (sup. à 25 noeuds) qui dépend des profils, le couple piqueur entre en action et le foil descend. Pour compenser cette descente, on appuie sur le pied arrière.

#LE FUSELAGE

La longueur du fuselage influe sur la stabilité longitudinale du foil (oscillation).

Plus un fuselage est long, plus l’amplitude de l’oscillation est atténuée. En revanche, avec un fuselage plus court, le rideur génère plus d’oscillation mais cela à l’avantage d’avoir un foil plus maniable

#CHANGER DE CAP

Comme nous l’avons précisé plus haut, le foil se gère avec le poids du corps par l’intermédiaire de déplacements des épaules et du bassin.

Lofer
Le bassin bascule vers l’avant.

Abattre
Le bassin bascule vers l’arrière

#POUR ALLER VITE

Lorsque vous serez à l’aise avec la gestion de la portance et les changements de cap, vous pourrez alors utiliser la traction de l’aile pour accélérer. Pour y arriver, il faut coucher le mât afin d’appliquer la force de l’aile sur le foil.


#3

###Un autre article instructif que j’ai trouvé sur http://onekite.forum.free.fr

#Apprentissage et pratique du foil de Onekite

Après un apprentissage de l’ordre de trois heures (c’est une moyenne, ça peut être de 30 minutes à bien plus selon les riders, leur maîtrise totale de l’aile et leur habitude de toutes sortes d’engins de glisse), on arrive à faire des traversées complètes du lac en restant perché et on goûte à une glisse intermédiaire entre la navigation et le vol puisqu’il n’y a plus de bruit d’eau sous la carène. On rajoute la 3ème dimension à la nav avec le contrôle de la hauteur de sortie de l’eau et on pilote le foil plus dans le sens aéronautique que maritime.
En terme de sensations, on évolue dans un monde de douceur, pas loin de ce qu’on ressent dans 50cm de la plus légère pow-pow que vous ayez connue, et ça en continu.

D’une manière générale pour le choix du kite il faut prendre dans votre quiver une taille de moins que celle que vous auriez utilisée en TT.

Pour débuter, les premiers bords se feront la board plaquée sur l’eau, plutôt en descendant le vent pour sentir l’équilibre de l’ensemble, intégrer mentalement qu’on pilote et agit sur la surface porteuse 80cm plus bas.
Il faut bien saisir que toute accélération fera prendre de l’altitude et à l’inverse toute décélération en fera perdre.
Donc il faudra jouer du choqué/bordé pour contrôler l’altitude, ainsi que des appuis orteils-talon pour maîtriser le roulis.

Les premiers déjaugeages sont surprenants, trop rapides, le foil prend l’air et on tombe. On apprend vite à choquer dès qu’on monte et à appuyer sur le pied avant pour contrôler l’altitude.

D’une manière générale il ne faut jamais contrer une chute, au contraire quand l’équilibre n’est plus maîtrisé, il vaut mieux se dégager du foil, sauter dans l’eau sous le vent loin du foil pour éviter de tomber sur le mât ou une aile. Attention aussi lors du début d’apprentissage, le mât sous l’eau est plus rigide que vos tibias!

Dernière recommandation, pour partir on contrôle le kite d’une main, avec l’autre on maintient la board sur la tranche, on enfile le pied dans le strap avant et on place le pied arrière contre le hook arrière, on lance l’aile, on se met debout sur la board à plat sur l’eau, on prend de la vitesse à plat et quand on a atteint la vitesse de déjaugeage, ça monte tout seul.

Au début on lutte beaucoup trop contre la traction du kite, le foil est incliné dans l’eau et on remonte au vent comme un malade. Pour redescendre le terrain gagné on peut au début le faire facilement en gardant la board à plat dans l’eau. Avec l’expérience on choquera plus une fois perché, on redressera le foil en position plus verticale, et on s’amusera mêmeà descendre dans le lit du vent.

Les conditions idéales pour débuter sont un vent side comme au lac, d’une douzaine de noeuds avec un kite de 12m2. Plus le vent est régulier, plus vite on acquiert les rudiments de pilotage.
Le pire pour commencer c’est Beauduc par thermique (vent “on”) avec ses bancs de sable qu’on va labourer en permanence, on n’a jamais la distance minimale nécessaire à se percher.


#4

Le premier waterstart

http://kitefoil.forumactif.org

Vu le nombre de débutants qui font face au même problème, je vais expliquer comment se lever sur la planche sans faire sortir le foil.

Cette explication est valable pour des planches de type surf assez longues. Pour les mini-planches, c’est encore plus compliqué hélas. Je ne recommande pas d’utiliser ce genre de support pour les débuts.

On monte son poids uniquement sur la jambe avant: la planche doit rester totalement à plat contrairement à une planche twin-tip ou directionnelle. Si vous appuyez sur l’arrière de la planche, le foil qui est dessous vous soulève brutalement et vous n’avez aucun moyen de vous en sortir (un expert oui, mais vous en débutant, NON). Une astuce consiste à mettre son pied arrière très avant sachant que le pied avant est déjà très avancé.

Si vous avez peur de ne pas savoir faire, faites un waterstart avec votre planche habituelle (surf de préférence) et essayez de planter le nez dans l’eau dès le démarrage, ça donne une idée des appuis nécessaires. Si l’eau monte sur le pont par l’avant, c’est bon signe, ça ressemblera à ça un démarrage en foil. J’exagère un peu parce-que sinon tout les débutants appuient trop sur l’arrière !

Attention, c’est à ce niveau d’apprentissage que les gamelles sont les plus risquées. Imaginez la cheville avant bloquée sur la photo ci-dessous, avec le pilote qui tombe sous le niveau de la board. Ce qui est en train de lui arriver.

Edit du 12/11/14: voici un sujet de discussion (complémentaire) concernant l’intérêt (ou non) des straps pour débuter: http://kitefoil.forumactif.org/t2488-straps-ou-pas-pour-apprendre


#5

#Navigation à plat et maitrise du roulis
http://kitefoil.forumactif.org

Note: cette étape d’apprentissage suppose que vous vous ayez déjà exécuté votre waterstart correctement.

Pour pouvoir voler il faudra apprendre à maitriser deux axes supplémentaires par rapport au kitesurf:

le roulis:

La maitrise du roulis peut s’apprendre sans décoller, ça c’est la bonne nouvelle Smile

le tangage :

Pour le tangage, par contre il faudra décoller, mais ce sera l’étape suivante après la découverte du roulis.

le lacet :

Une fois en l’air, il vaut mieux déjà maitriser un minimum le roulis sinon les deux axes se mélangeant allègrement, vous allez vous prendre vautre sur vautre Sad

[color=red]La règle pour apprendre à maitriser le roulis c’est d’enclencher d’abord un léger mouvement de roulis avec les appuis des pieds et de déplacer son centre de gravité ensuite pour respecter l’alignement avec le mat. Et pas le contraire.[/color]
On ne peut réorienter le mat dans l’axe correct de roulis en forçant l’angle avec les chevilles comme on peut le faire avec un twin-tip !

Exemple: vous naviguez tribord amure (le vent vient de votre droite quand vous regardez le nez de la planche).

Voici ce qui se passe en détails une fois que vous êtes débout sur la planche en équilibre après votre waterstart:

soit votre corps est dans l’axe vertical du mat et vous restez en équilibre
soit votre corps n’est pas dans l’alignement du mat et vous tombez sous le vent ou au vent selon le désalignement du moment
soit votre planche est déjà sortie de l’eau en montant sur le foil, cela signifie que vous n’avez pas bien réalisé le waterstart

Pour éviter le second cas, il faut déclencher un mouvement de basculement de votre foil en appuyant sur les talons ou sur les pointes des pieds avant de changer votre propre inclinaison de corps.

Ce mouvement est plus lent quand le mat est totalement immergé et à faible vitesse. Une fois que vous serez en l’air, le foil en déplacement réagira plus vite.

Il est donc vain d’essayer de s’appuyer fortement dans le harnais si votre foil est totalement vertical. Vous avez toutes les chances de faire décoller le foil par mégarde et de vous retrouver sur le dos éventuellement couché sur le foil !

Inversement si vous vous penchez vers la carre sous le vent et que vous n’avez pas de vitesse pour repositionner votre foil dans l’alignement de votre corps vous allez tomber sous le vent.

Si vous manquez de vent, vous chercherez de la puissance trop bas. Pour ne pas passer en avant, vous allez vous appuyer trop fortement dans le harnais et par conséquent rendre l’apprentissage de cette étape très compliqué.

Voici une illustration de ce qu’il ne faut pas faire.
Le foiler n’a pas essayé de rester à l’aplomb du mat, il a tout se suite chargé son harnais.
S’il avait fait basculer son foil avec un appui des talons avant de se pencher en arrière, cela se serait mieux passé. Son foil serait sous lui et non devant lui.

Enfin, ça ne se voit pas sur cette photo, mais le pied arrière était trop chargé pour rester à la surface. Du coup le foil a décollé quand même.


#6

Merci @Alex Ca promet de belles sessions une foil maîtrisé !!
J’ajoute le lien d’un forum dédié au foil qui m’a beaucoup aidé pour la construction et les conseils :wink:

Le Foil de Poule va bientôt être remis sur pied


#7

OMG :slight_smile: Merci pour les articles!


#8

Que de bonnes explications dans ces articles, bien comprendre ces théories vont sûrement permettre de prendre un peu moins de gamelles. Merci