Pérégrinations sur la TJS en pulka trip en autonomie

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skiderando

#1

Je me lance sur la dernière partie de la TJS avec la pulka malgré la météo plus qu’exécrable qui est prévu.
Se sera l’occasion de s’entrainer pour la Norvège et de pointer les points faibles ainsi que la conso du réchaud en carburant.
J’ai coupé la trace en tronçons de 20 km et j’espère réaliser les 70 km et 1862m de dénivelé positif en quatre jours maximum.
Pas d’aile de kite a priori, ou juste une viron pour le lac de joux…a voir.
Par contre deux paires de skis et surtout les roulettes de la pulka qui me serviront sans doute.
Départe mercredi matin de bonheur et retour samedi si tout va bien.
Je vous ferai un petit CR au retour :wink:

Le tour complet :
Jura Vaudois-Givrine.Marchairuz.Mollendruz.GPX (197,5 Ko)

Le tour divisé en tronçons de 20 km :
Jura Vaudois-1.GPX (55,6 Ko)
Jura Vaudois-2.GPX (63,2 Ko)
Jura Vaudois-3.GPX (54,1 Ko)
Jura Vaudois-4.GPX (34,0 Ko)

Le post que j’ai crée concernant la TJS:
http://beta.kitedor.info/t/la-tjs-a-ski-grande-traversee-du-jura-suisse/633


#2

Me voici de retour avec beaucoup de choses a faire partager a la team Norvège principalement.
Je vais faire un CR rapide mais surtout accentuer les points importants.

Le résumé :

Premier jour très difficile, un tronçon de 20km était utopique, j’en ferai 19 jusqu’a un restaurant ou une bonne bière m’y attend au col de Marchairuz.

J’ai fait du hors piste, de la piste de skating et malheureusement un chemin de raquette.


Premiere ampoule apres 5km, un compeed et c’est reparti.
Je retire rapidement mes deux dernières couches, le temps est clément.

Au bout de 14 km je commence a être mort, j’avance a 3km/h et suis parti a 9h15.
Pas de chance mon itinéraire bifurque a droite dans une grosse grimpette hors-piste pour rejoindre un chemin de raquette.

Le chemin se rétrécit au fur et a mesure, et devient pentu,mes skis raclent les rochers pourtant recouverts de neige.
La pulka pousse et je préfère déchausser pour passer un passage dangereux.

C’est a ce moment que je m’aperçois qu’une de mes peaux est déchirées.
Je décide de finir les 4 dernier kilomètres a pieds, j’en bave vraiment.

Et malheureusement ce n’est pas fini, une grimpette raide dans les bois m’attend, il est difficile de passer entre les arbres avec ce bras en alu de 2m et la pulka se bloque souvent contre les rochers, m’obligeant a reculer pour repartir sur un autre angle.

Je termine l’étape a la nuit, rincé, je pose la tente a coté du col et vais m’enquiller deux bières :slight_smile:

Il neige durant la nuit ou de la pluie verglaçante, au réveil a 8H15 je ne peux plus sortir de la tente , les fermetures sont gelés.

Mon duvet mouillé a l’extérieur, quelques goutes de condensation me tombent dessus.

Je tente une réparation de la peau que je finirai par couper dix minutes après ma mise en route.
La capote protégeant mes sacs s’est déchirée et la pulka s’est fissurée contre un rocher.
Je décide de repartir par les pistes et de retourner au van sur deux jours.

Je randonne toute la journée qui commence tard, il ne m’a fallu pas moins de trois heures pour décaniller le camp !!!

Malgré tout je tire la pulka en faisant de nombreuses pauses, parfois après avoir parcouru trois cent mètres seulement, c’est physiquement très dur, tous les muscles sont utilisés, mollets, cuisses,bras,dos…

Je me pose dans une clairiere déserte quelques centaines de mètres après un gite fermé.

La tempête fait rage toute la nuit mais je suis confiant, avec le temps qu’on a pris a choisir le matos, je sais d’avance que cette tente peut en supporter deux fois plus.

Au réveil un mur de neige m’empêche de sortir de la tente ainsi que les fermetures gelés.

Je tente de décaniller le camp le plus rapidement possible, le temps est tempêtueux.
Il me faut 2H30 !!! sans perte de temps avant de redécoller, se sera plus rapide a plusieurs de toute évidence.

Je n’ai que quatre kilomètres a profil descendant pour retourner au van, un jeu d’enfant.

Bilan points forts , points faibles et tour de main.

Points faibles :

  • limiter le nombre de kilomètres a faire pour pouvoir tenir sur la longueur.
  • ne pas aller dans des chemins boisés, étroits et pleins de cailloux
  • si la pulka se retourne, pas d’autres moyens que d’enlever le harnai pour se libérer.
  • choisir l’itinéraire, un dévers fait vite pencher dangereusement la pulka.
  • temps de désinstallation du campement difficile a améliorer
  • condensation
  • neige qui se tasse sous les TLT et forme une cale de montée désagréable sur du plat obligeant de
    s’arreter, déchausser et gratter avec le baton.
  • étudier la question du feu pour le réchaud, briquet tempête , pierre a feu…
  • visse gelée et barre gelée (prévoir eau chaude pour démonter)
  • boire de l’eau chaude que je n’ai pas laissée refroidir avant de mettre dans ma deuxième thermos.
  • j’ai cassé un des bouts en plastique des sangles de pulka en marchant dessus avant meme de partir,lol.

Points forts :

  • Les trois couches fonctionnent d’enfer.
  • harnai au top, pas d’accoups et confortable.
  • matelas thermarest plus gonflable au top.
  • un bout de chambre a air sur la goupille, elle peut plus sauter.

Tour de main :

  • consommation essence C sur deux jours (matin et soir) : 400ml de ma bouteille de 600ml.
  • prévoir eau chaude pour démonter les parties métalliques gelées ou les fermetures de tente.
  • mettre une bâche ou couverture de survie sous la tente pour empecher que la neige fonde un
    peu et suinte a travers le tissu du sol de la tente.
  • prévoir une éponge ou petite serviette pour la condensation.
  • pour gagner du temps, lancer la corvée d’eau avant montage ou démontage du camp,
    juste alimenter en neige apres.
  • remplir sa thermos d’eau bouillante puis rentrer dans la tente, cela évite de ressortir, plus qu’a verser l’eau sur les pates déshydratées.
  • prévoir au moins une heure mini avant la nuit pour installer le camp, une heure trente serait mieux.
  • mettre ses premieres couches dans le duvet entre ce dernier et le drap de sac, ils sont chaud au réveil.
  • prévoir une bouteille a pipi avec un bouchon assez large type bouteille de lait sous peine de s’en mettre partout avec une bouteille classique.

Je completerai avec se qui me revient a l’esprit.


#3

https://www.feuvert.fr/produits-hivernaux/michelin-degivrant-serrures-50ml-michelin/p102338.html
Cela ne prend pas trop de place et pourrait faciliter des choses :wink:


#4

Merci Cipi,j’y avais pas pensé,lol :slight_smile:


#5

Bravo poulo, un vrai guerrier :slight_smile: Pour la bouteille, sois pas trop prétentieux hein :wink: